L’été est passé, l’urgence demeure
Après les pluies importantes du printemps, une évidence s’est une nouvelle fois imposée cet été : le dérèglement climatique est là.
Les atteintes à la biodiversité, les incendies et les chaleurs extrêmes ont fortement mobilisé les services publics, les collectivités, les forces de secours et le monde agricole. Nous rendons hommage aux pompiers professionnels et volontaires et continuerons à nous battre pour renforcer les moyens nécessaires à leurs missions.
Si la Loire-Atlantique n’a pas connu les drames observés en Gironde ou dans les Landes, personne ne peut plus croire que nous serions épargnés. Dans notre département, où les deux tiers de l’eau potable viennent de la Loire, les tensions sur la ressource en eau sont particulièrement préoccupantes.
Face à cette réalité, nous avons fait un choix clair : celui de l’anticipation plutôt que de l’attentisme. Engagée dès 2022, notre stratégie de résilience se traduit aujourd’hui par des réalisations concrètes pour adapter la Loire-Atlantique aux conséquences du dérèglement climatique : préserver l’eau, protéger les espaces naturels, limiter l’artificialisation des sols, développer les énergies renouvelables et adapter nos équipements publics. C’est le sens des décisions budgétaires que nous votons année après année.
Notre collectivité s’est fixé un autre objectif concret : réduire de 25 % ses émissions de gaz à effet de serre d’ici 2030. Cette ambition se traduit en actions : photovoltaïque sur les bâtiments, végétalisation des cours de collèges, sécurisation de l’alimentation en eau potable, réduction de nos consommations énergétiques et accompagnement des plus vulnérables.
L’enjeu climatique exige cohérence et responsabilité. Il devrait nous rassembler. Pourtant, les mesures que nous proposons en faveur de la transition écologique sont rarement soutenues par les élus de la minorité. Nous le regrettons. Car l’urgence, elle, ne connaît ni majorité ni opposition.
Nous continuerons d’agir avec détermination. Dans le dialogue mais sans attendre, car chaque année compte. Et parce que les générations futures nous jugeront moins sur nos discours que sur le courage de nos décisions.
